jeudi 27 juillet 2017

Goma : L’ONU veut une mobilisation accrue des femmes dans la réalisation des objectifs de développement durable 2030.



Une mission de haut niveau des Nations Unies a été effectué par trois femme ce mercredi 26 juillet à Goma afin de revitaliser la participation des femmes et le leadership féminin dans la paix, la sécurité et le développement. Il s’agit de Mme Amina Mohamed, SG adjointe des UN, Mme Dr Phumzile Mlambo-Ngcuka,Directrice Exécutif de l’ONU Femmes et Sous-secrétaire Générale des UN, Mme Pramila Patten, Représentante spéciale du secrétaire Générale et Mme Bineta Diop, envoyée spéciale du Président de la Commission de l’Union africaine.

C’est dans une ambiance boréale que ces trois femmes au profil hors du commun ont été accueillies ce mercredi 26 Juillet à l’aéroport international de Goma.  Elles avaient comme mission officielle en République Démocratique du Congo de revitaliser la participation des femmes et le leadership féminin dans la paix, la sécurité et le développement. Selon ces femmes, cette mission est une opportunité  à toutes les femmes de la RDC et de la province du Nord-Kivu à se liguer en une plate-forme dans le souci de transmettre les voix et les expériences des femmes aux décideurs et aux dirigeants politiques, y compris  les ministres et les chefs des gouvernements dans les pays visités ainsi qu’aux dirigeants de la Commission de l’Union Africaine et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette mission conjointe de haut niveau a démarrée le 19 juillet par la ville de Kinshasa. Cette délégation pourra se rendre aussi au Nigéria, au Sud-Soudan pour se terminer ce 31 juillet au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba en Ethiopie. Avant de quitter Kinshasa, cette délégation a rencontrée les autorités gouvernementales, en l’occurrence le Président de la République, le Ministre des Affaires Etrangères, le Ministre du Genre et le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Aussi la délégation a également rencontré les partenaires au développement et les activistes de la société civile.
A Goma, par ailleurs, cette délégation à visiter la maison de la femme où la démonstration des œuvres  faites par les femmes ont été démontrées. Ainsi que le camp de Mugunga, avec une série des témoignages des bénéficiaires des interventions de diverses agence des NU.
Les ODD (Objectifs de Développement Durable) sont uniques dans la mesure où ils couvrent des problématiques qui nous concernent tous. Ils réaffirment notre engagement internationale de mettre un terme à la pauvreté, de façon permanente, partout. Ils font preuve d’ambition en cherchant à ne pas laisser personne de coté. Et surtout, ils comptent sur nous tous afin de bâtir un monde plus durable, sur et prospère, pour l’humanité toute entière.





lundi 24 avril 2017

Nord-Kivu : Le blocage des fonds met en péril la vie des déplacés dans les camps des déplacés.



Les déplacés dans camps à l'Ouest de Goma/Photo MSF
Situé à l’Ouest de la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, la situation humanitaire des déplacés reste très précaire suite  au désengagement de certaines associations, ONG et par blocage des fonds pour l’année en cours. Selon Philippe Martou, directeur de PAM (Programme alimentaire Mondial) malgré la distribution des vivres en date du 13 avril dernier, les personnes déplacées souffrent des mauvaises conditions de vie par manque d’eau potable, la malnutrition, mauvaises conditions d’Hygiène et en plus de l’insécurité qui prévaut autours des camps et sites des déplacés. Malgré cette précarité aucun départ volontaire n’a été signalé ou enregistré.

Renvoi des élèves par manque des frais

L’éducation des enfants déplacées reste hypothétique. Par ailleurs, une prise en charge de 50% a été enregistrée par certaines associations. La semaine dernière plusieurs élèves sont renvoyés de leurs établissements scolaires des sites et camps respectifs par manque du non-paiement du quota de 50% pour la scolarité. Ces personnes déplacées sont confrontées aussi à un manque de moyens financiers pour se procurer des médicaments pharmaceutiques car il n’existe pas de centre de santé dans le camp, rapporte les sources humanitaires de Ocha. Les personnes âgées et les handicapés sont aussi du nombre, ils n’ont pas de force et manquent les moyens pour se procurer de l’eau potable. Ces déplacées vivent dans un environnement malsain et les moustiques, les huttes sont hors usages et les familles sont exposées à la malaria et aux intempéries de tout genre. Si une réponse d’urgence n’est pas mis à leur disposition, les personnes affectées pas cette crise humanitaire se verront succombées.

lundi 10 avril 2017

JDJ2017 : Les jeunes chrétiens appelés à cultiver la paix et la cohabitation pacifique

Ouverture de la messe à la Place JP II au colège Mwanga, vendredi 07 avril


Plus de 22 000 jeunes  catholiques du diocèse de Goma sont réunis à Goma pour les journées diocésaines des jeunes. Sous l’égide de l’évêque de Goma Mgr Théophile Kaboyi, ils y sont enseignés aux différents thèmes sociaux et moraux. Ces journées durent trois jours soit du 07 avril au 09 et prennent fin le dimanche des rameaux.

Plus de 22 000 jeunes du diocèse de Goma sont à Goma pour les journées diocésaines des jeunes (JDJ). C’est par  une messe d’ouverture à la place Saint Jean Paul II au collège Mwanga qu’ont été ouvertes ce vendredi ces journées. Ces jeunes sont venues de vingt-six paroisses que compte jusqu’à présent le diocèse de Goma. D’autres viennent par ailleurs du Rwanda, du Burundi et d’autres organisations des jeunes des pays de grands lacs. Une façon de redonner aux jeunes les signe de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux. A part les activités à caractère spirituel, ces jeunes bénéficient d’une initiation à la culture de la paix, la cohabitation pacifique, la sexualité responsable, l’entrepreunariat…
L’évêque de Goma, Mgr Théphile Kaboyi exhorte les jeunes à ne pas se laisser faire par les manipulations politiciennes et à s’engager pour une recherche durable de la paix dans la province et dans la région. Cette paix doit être trouvée et vécue si une fois vous jeunes vous êtes bien informés. Poursuivant Mgr Théophile Kaboyi appelle les jeunes à suivre des médias qui peuvent leur permettre à cultiver la paix et la cohabitation pacifique et ne pas se fier aux rumeurs de certains médias.
Ces journées ont comme objectifs de rassembler la jeunesse du diocèse de Goma pour leur donner des signes de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux. Ces derniers étant la communion avec ceux qui ne sont pas de votre religion. Créer des ponts de fraternité et d’espérance entre les peuples et les cultures.
Pour Wilvin Alberto, aumônier diocésain des jeunes, qui pour lui rappel aux jeunes que les frontières qui nous séparent ne sont que géopolitiques et non humano-chrétiennes. Incitant les jeunes à s’illustrer des autres jeunes de la province qui ont été victime de la méchanceté des différentes atrocités dans les différentes guerres et massacrent. Appelant par la suite les jeunes à œuvrer pour la paix dans la région sans discrimination et dans le respect de nos différences. Aussi certains jeunes partagent le même avis, Olivier Chimima de la paroisse de Rugari dans le territoire de Rutshuru estime malgré l’accueil chaleureux ces JDJ (Journée Diocésaine des Jeunes) il n’y a pas eu des signes des conflits interethnique.
Mgr Théophile Kaboyi éveque du diocèse de Goma aspergea les rameuax des jeunes, dimanche 09 avril.Photo PresseJDJ

Des journées de rencontre et partage d’expériences
Christophe Irumva, jeune de la paroisse de Kitchanga dans le territoire de Masisi, précise que «je suis content de ces journées car nous nous sommes rencontrées avec différentes personnes et cela m’a permis d’échangé avec eux et même ceux de la famille d’accueil… » Confie-t-il tout souriant et souhaitant que ce genre d’initiative ne puisse pas se terminé.
Ce fut aussi un moment de partage sous le thème proposé par le Pape François : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, Saint est son nom » (Luc 1 :49). « Je viens de rencontrer des gens que je ne pouvez pas voir, ceux du Rwanda et du Burundi. J’ai été émerveillé par les différents thèmes, par exemple, sur le Sida, la sexualité responsable et l’amour du prochain. » S’émerveille Charles Bon Emowakungu, jeune de Misau en territoire de Walikale.
En plus, ces journées diocésaines des jeunes sont à leur neuvième édition. Plusieurs jeunes sont confiant de participer à d’autres rencontre afin de partager leurs expériences de foi avec d’ autres jeunes de différentes religions.


jeudi 22 décembre 2016

Des maux à bannir pour un vrai essor de la RD Congo (analyses)

En plein parc de virunga sur un endroit mythique appelé"Busendo"

Chacun pense de sa façon. Tout congolais a le souci un jour de vivre dans la paix. Aussi de se promener jusqu’à X temps dans sa contrée…mais hélas !cela n’est pas possible. Parce que l’insécurité bas record…un mal de tous les jours ! Ce qui me pousse à rédiger ces quelques lignes c’est sont les études que je suis en train de mener en échantionnant les rivières Rutshuru et Rwindi, toutes situé en territoire de Rutshuru à l’Est de la RD Congo. Dans ce territoire ayant un sol fertile, la population est engagée à faire le travail champêtre. En plus, tout en poursuivant mes recherches en limnologie, je me suis rendu compte des faits sociaux dont certains font fi de leur existence. Par exemple, dans une localité appelé Biruma, des jeunes filles de 9 à 17 vendent des avocats sur des plateaux, d’autres du sombé… et affirment d’un ton de regret qu’elles ne vont pas à l’école faute  de manque des moyens financiers alors qu’il y a des organisations humanitaires qui interviennent dans ce domaine….pitié…parbleu !poursuivant ces lignes je me rend compte que tu risques de te fatiguer à me lire, par ailleurs, j’ai constaté certains maux qui freinent et qui continuent de nos jours à freiner l’essor de la RD Congo et de la province du Nord-Kivu en particulier. Parmi lesquels ; le manque de volonté politique, la corruption, l’impunité….il va s’en dire, en voyageant à la Rwindi pour échantionner rivière, des réalités nous les avons vus. Parcourant environ 28 km de la cité de Kiwanja jusqu’à la Rwindi, vous trouverez une route non goudronner. Alors que depuis son accession au pouvoir en 2001 après la mort de son père L.D.Kabila, Joseph Kabila le président sortant parcours  parfois cette route en quittant la ville de Kisangani et Beni jusqu’à Goma en voiture... Cela montre le manque de volonté politique. D’où il veut être plein aux as au détriment de cette population. D’autres part la corruption qui gangrène certaines institutions de l’Etat. Par exemple, tout en voyageant un soldat me fait savoir qu’il est difficile de pratiquer le travail d’un militaire digne de ce nom dans cette province du Nord-Kivu. Pourquoi alors ? Tout simplement parce que parfois il trouve une fraude et c’est son officier qui lui dit de laisser et par après l’officier va prendre l’argent du criminel. De la corruption qui pousse par-dessus les moins gradés aussi à maltraité la population…un autre élément le plus vécu est l’impunité. Celle-ci nous l’observons même jusqu’à nos jours. Prenons l’exemple du dit Général Tango Fort accusé à maintes reprises par la communauté internationale mais remercié par le régime de Joseph Kabila en le laissant à son poste sans pour autant à être condamné ou puni. Autant de cas sont ou restent à relever…merde !
Que faut-il pour en sortir ?
Pour que la RD Congo en général et le Nord-Kivu en particulier puisse sortir de cette impasse, il faut remonter dans la catégorie des savoirs. C’est-à-dire faire intervenir le savoir, le savoir-faire et le savoir-être…
Le savoir, c’est l’ensemble des connaissances d’une personne sur un sujet donnée. Mais avec le climat politique actuel, peut-ton dire que tous les congolais ont le « Savoir» ? Alors que les bureaux des certaines autorités sont pleins des professeurs, des docteurs, des chefs des travaux….
Le savoir-faire, c’est la capacité à agir d’une façon donnée. Est-ce que tous les congolais produisent un  travail rentable ?
Le savoir-être, c’est le sujet de cet article…
En fait, le savoir-être, c’est une histoire d’attitude et de comportement. Il ne s’agit pas d’apprendre par cœur, ou de comprendre totalement un sujet ; il s’agit de sentir et de réagir. Les savoir-être sont toujours liés à une interaction.
L’on peut alors se demander, depuis que le pays à accéder à l’indépendance, en 1960, quel comportement ou attitude laissons-nous aux futures générations !...



Echantionner les rivières, pour lutter contre le changement climatique.


En octobre dernier un stage d’échantionnage a été octroyé à certains jeunes congolais, Alfred Bukuhi et Jeannot Makalikali, Ces derniers sont dotés d’une mission d’échantionner les rivières Rutshuru et Rwindi dans le territoire de Rutshuru. Certaines études de la Banque mondiale et du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat précisent d’ailleurs que l’eau est au cœur de ces changements…
Vue du Queen Elisabeth Park de l'Ouganda
En octobre dernier deux jeunes de la ville de Goma ont assisté à un stage d’echantionnage des paramètres chimiques en Ouganda précisément dans le Queen Elisabeth Park. Ce dernier étant le parc national de l’Ouganda. Ces deux jeunes sont Alfred Bukuhi et Jeannot Makalikali. Ceux-ci ont participé à un monitoring d’une semaine durant (7 jours) avec les amis de l’Université de KULeuven de Bruxelles. En effet, ce stage consistait à prélever l’eau des rivières, voir leurs modifications des régimes de précipitations, leurs températures, leurs conductivités… Ils ont été doté comme mission d’échantionner les paramètres chimiques des rivières de la RD Congo notamment ; la rivière Rutshuru et la RWindi. Toutes ces études sont menées non seulement pour des fins scientifiques mais plus encore pour lutter contre le réchauffement climatique. Car l’eau est un élément incontournable pour le réchauffement climatique, précise le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat dans un rapport de juin 2008. Alberto Borges, professeur d’université et chargé du projet confirme par ailleurs que ce dernier pourra durer quatre ans et recouvrant les rivières Rutshuru et la Rwindi pour la RD Congo et le lac Edouard pour la partie Ougandaise, et ce, pour contribuer à chercher des solutions sur les problèmes hydriques. Chaque matin, c’est-à-dire vers 7h30’ heure de l’Ouganda, toute l’équipe se mobilise pour préparer les matériel de terrain. Alors qu’au même moment les deux jeunes congolais et deux filles ougandaises (Angela et Erina), Alfred et Jeannot devraient quitter Kasese, une ville de l’Ouganda, pour rejoindre l’équipe au camp Lodge où était installé le laboratoire. De là, deux équipes étaient constituées. L’une pouvait faire le lac Albert et l’autre sillonnée au travers toutes les rivières menant sur la frontière congolo-ougandaise. De retour, c’est le labo qui les accueillait à son sein  des matériels spécifiques.
Les impacts du changement climatique se matérialisent majoritairement à travers l’eau. En effet, les inondations et les sécheresses sévissent de plus en plus dans un  grand nombre de régions du monde. Ces catastrophes diminuent les rendements agricoles, réduisent la disponibilité alimentaire à tous les niveaux et les revenus des agriculteurs provenant de la vente des récoltes. Leurs impacts sur les autres secteurs peuvent se révéler tout aussi dévastateurs.
Menace de recul,…
Dans un nouveau rapport publié par la Banque mondiale, en mai 2016, la raréfaction de l’eau  exacerbée par le changement climatique pourrait amener certaines régions à accuser un recul du PIB de l’ordre de 6%, provoquer des migrations et déclencher des conflits. Le rapport intitulé « High and Dry : Climate Change, Water and the Economy » indique aussi que faute de mesures immédiates, l’eau deviendra une ressource rare dans des régions où elle est  abondante aujourd’hui-l ‘Afrique centrale et l’Afrique orientale par exemple- et cette situation s’aggravera, poursuit le rapport, dans les régions connaissant déjà des pénuries d’eau, le Moyen Orient et le Sahel par exemple. Ces régions pourraient voir leur croissance reculer dans des proportions allant jusqu’à 6% du PIB d’ici 2050, ce en raison de l’impact du manque d’eau sur l’agriculture, la santé et les revenus.
Ceux qui ressentent le plus les impacts de ces changements seront d’abord les personnes plus vulnérables !