vendredi 1 septembre 2017

Goma : A qui profite le refus de la rentrée scolaire ce 04 septembre ?

  
Vue sur les enfants dans la cour d'une école, Photo tiers
Ce lundi 04 septembre, c’est la rentrée scolaire sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. Mais l’intersyndical tient à boycotter cette rentrée scolaire pour diverses raisons. Ce sont les enfants qui en sont victimes. Par ailleurs l’intersyndical faisant référence aux accords de Mbudi conclu entre le gouvernement et les enseignants, ces derniers revendiquent que le salaire des enseignants soit payé par l’Etat et par la suite une voie de négociation devra être entamée. Pourtant la recommandation  OIT-UNESCO de 1966 concernant les conditions du personnel enseignant, disposition 8 alinéa 82 stipule : « Les traitements est les conditions de travail des enseignants devraient être déterminé par la voie de négociation entre l’organisation d’enseignant et les employeurs ». Pour sa part Pochelin Byamumonyi, secrétaire national  du synecat (Syndicat national des écoles catholiques) appelle tous les enseignants à ne pas rentrée à l’école pour ce 04 septembre comme prévu l’ouverture de l’année scolaire. « Les enseignants du réseau catholique unis à tous les autres se décident ne pas rentrée ce 04 septembre à l’école et entame un mouvement de grève jusqu’à nouvelle ordre », précise-t-il. Plusieurs stratégies son  mis en place pour l’effectivité de cette grève.
De leur coté les coordinations des écoles conventionnées estiment que le gouvernement a déjà donné des instructions afin que ce lundi la rentrée scolaire soit effective et que le gouvernement est en train d’examiner le cahier de charge des enseignants. « Je demande aux enfants de venir à l’école en uniforme  ce lundi 04 septembre à 7h30’ » martèle l’Abbé Daniel Kitsa, coordonateur des écoles conventionnés catholiques du diocèse de Goma. Le gouvernement est en train de voir comment répondre au cahier des charges des enseignants. L’on pourra se demander pourquoi les enseignants ne commencent pas le plus souvent leur mouvement de grève dès la fermeture de l’année scolaire. Compte tenu du climat politique actuel du pays, est-ce que les revendications des enseignants auront des résultats escompté ? Alors que les parents sont déjà habituer à les payé…


mercredi 30 août 2017

Dans "l’Obéissance", Mgr Théophile Kaboy,évêque du diocèse de Goma, est prêt à prendre sa retraite

Mgr Thephile Kaboy lors des JDJ 2017 au collège Mwanga
Agé de 75 ans révolus, l’évêque du diocèse de Goma, Mgr Théophile Kaboy Ruboneka, se dit prêt à prendre sa retraite dans "toute obéissance". Il a fait savoir alors qu’il fêté ses quarante-cinq ans de sa vie sacerdoce ce dimanche 27 aout dans la paroisse  Saint Joseph de Bobandana, situé à l’Ouest de la ville de Goma dans le territoire de Kalehe dans la partie du Sud-Kivu. « À 75 ans le saint siège demande qu’on démissionne quant on  est évêque, ce que l’évêque peut présenter sa démission, qui peut être accepté ou rejeté par le Pape. » précise Mgr Théophile Kaboy. En tant que évêque de Goma Mgr Théophile Kaboyi a déjà présenter sa démission au Pape François, il n’attend que son accord. Notons que plusieurs causes peuvent être justifiées par cette attente car pour rappel, Mgr Théophile Kaboy depuis qu’il est évêque du diocèse Goma, il a plusieurs révolutions au sein du diocèse entre autres, la réhabilitation de l’ancienne cathédrale de Goma consumée par le volcan en 2002, la construction de la nouvelle cathédrale de Goma à Keshero en diagonale de l’Université Catholique la Sapientia, et sa détermination à accompagner spirituellement et moralement sa jeunesse…
Selon lui, c’est dans l’obéissance qu’il attend la réponse du Pape, et il précise qu’il ne connait pas encore son dauphin car le Pape est libre, il fait ses  enquêtes, il demande, il voit… « Je n’en sais absolument rien de mon dauphin alors il nommera ce qu’il veut, c’est tout, c’est l’obéissance » insiste-t-il. A 75 ans le droit canon autorise  à un évêque de demander sa démission. L’âge de la retraite s’applique à 75 ans aux évêques comme aux membres des dicastères romains, souligne un « rescrit » du Pape François en date du 3 novembre 2014, qui rappelle les normes en vigueur depuis Paul VI, en matière de renonciation à une charge pastorale, y compris que le pape demande à un évêque de renoncer à sa charge plus tôt, après un « dialogue fraternel ».
Parmi les sept articles de la reforme, le premier article confirme la discipline en vigueur dans l’Eglise latine et les différentes Eglises orientales sui iuris : les évêques diocésains et des éparchies et tous ceux qui ont une charge équivalente, comme par exemple, les coadjuteurs ou les auxiliaires – cf. canons 381 §2 Code de droit canon de l’Eglise latine (CIC) et 313 du Code pour les Eglises orientales (CCEO) -, sont invités à « présenter la renonciation à leur charge pastorale une fois accomplis 75 ans ». Et le deuxième réaffirme que cette renonciation n’entre en vigueur que quand elle est acceptée par « l’autorité légitime ».

Qui est Mgr Théophile Kaboy ? 
Mgr Théophile Kaboy est né à Bobandana le 27 février 1941 des parents chrétiens, son Papa fut d’ailleurs enseignant  et sa Mère travailler et étudier chez les sœurs. Il a été ordonné prêtre le 27 aout 1972 par le premier évêque du diocèse  de Goma, le feu Mgr Joseph Busimba. En 1996 il est devenu évêque de Kasongo avant de devenir évêque coadjuteur, le 02 mai 2009, du diocèse de Goma auprès de l’évêque émérite Mgr Faustin Ngabu. Il a été nommé évêque du diocèse de Goma, le 18 mars 2009 et est intronisé comme éveque de Goma le 11 avril 2010.
Ce fut un moment  de joie et de grâce pour lui d’avoir célébrée une messe d’action de grâce en cette occasion car  c’est à Bobandana qu’il a reçu son sacrement de sacerdoce.


jeudi 27 juillet 2017

Goma : L’ONU veut une mobilisation accrue des femmes dans la réalisation des objectifs de développement durable 2030.



Une mission de haut niveau des Nations Unies a été effectué par trois femme ce mercredi 26 juillet à Goma afin de revitaliser la participation des femmes et le leadership féminin dans la paix, la sécurité et le développement. Il s’agit de Mme Amina Mohamed, SG adjointe des UN, Mme Dr Phumzile Mlambo-Ngcuka,Directrice Exécutif de l’ONU Femmes et Sous-secrétaire Générale des UN, Mme Pramila Patten, Représentante spéciale du secrétaire Générale et Mme Bineta Diop, envoyée spéciale du Président de la Commission de l’Union africaine.

C’est dans une ambiance boréale que ces trois femmes au profil hors du commun ont été accueillies ce mercredi 26 Juillet à l’aéroport international de Goma.  Elles avaient comme mission officielle en République Démocratique du Congo de revitaliser la participation des femmes et le leadership féminin dans la paix, la sécurité et le développement. Selon ces femmes, cette mission est une opportunité  à toutes les femmes de la RDC et de la province du Nord-Kivu à se liguer en une plate-forme dans le souci de transmettre les voix et les expériences des femmes aux décideurs et aux dirigeants politiques, y compris  les ministres et les chefs des gouvernements dans les pays visités ainsi qu’aux dirigeants de la Commission de l’Union Africaine et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette mission conjointe de haut niveau a démarrée le 19 juillet par la ville de Kinshasa. Cette délégation pourra se rendre aussi au Nigéria, au Sud-Soudan pour se terminer ce 31 juillet au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba en Ethiopie. Avant de quitter Kinshasa, cette délégation a rencontrée les autorités gouvernementales, en l’occurrence le Président de la République, le Ministre des Affaires Etrangères, le Ministre du Genre et le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Aussi la délégation a également rencontré les partenaires au développement et les activistes de la société civile.
A Goma, par ailleurs, cette délégation à visiter la maison de la femme où la démonstration des œuvres  faites par les femmes ont été démontrées. Ainsi que le camp de Mugunga, avec une série des témoignages des bénéficiaires des interventions de diverses agence des NU.
Les ODD (Objectifs de Développement Durable) sont uniques dans la mesure où ils couvrent des problématiques qui nous concernent tous. Ils réaffirment notre engagement internationale de mettre un terme à la pauvreté, de façon permanente, partout. Ils font preuve d’ambition en cherchant à ne pas laisser personne de coté. Et surtout, ils comptent sur nous tous afin de bâtir un monde plus durable, sur et prospère, pour l’humanité toute entière.





lundi 24 avril 2017

Nord-Kivu : Le blocage des fonds met en péril la vie des déplacés dans les camps des déplacés.



Les déplacés dans camps à l'Ouest de Goma/Photo MSF
Situé à l’Ouest de la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, la situation humanitaire des déplacés reste très précaire suite  au désengagement de certaines associations, ONG et par blocage des fonds pour l’année en cours. Selon Philippe Martou, directeur de PAM (Programme alimentaire Mondial) malgré la distribution des vivres en date du 13 avril dernier, les personnes déplacées souffrent des mauvaises conditions de vie par manque d’eau potable, la malnutrition, mauvaises conditions d’Hygiène et en plus de l’insécurité qui prévaut autours des camps et sites des déplacés. Malgré cette précarité aucun départ volontaire n’a été signalé ou enregistré.

Renvoi des élèves par manque des frais

L’éducation des enfants déplacées reste hypothétique. Par ailleurs, une prise en charge de 50% a été enregistrée par certaines associations. La semaine dernière plusieurs élèves sont renvoyés de leurs établissements scolaires des sites et camps respectifs par manque du non-paiement du quota de 50% pour la scolarité. Ces personnes déplacées sont confrontées aussi à un manque de moyens financiers pour se procurer des médicaments pharmaceutiques car il n’existe pas de centre de santé dans le camp, rapporte les sources humanitaires de Ocha. Les personnes âgées et les handicapés sont aussi du nombre, ils n’ont pas de force et manquent les moyens pour se procurer de l’eau potable. Ces déplacées vivent dans un environnement malsain et les moustiques, les huttes sont hors usages et les familles sont exposées à la malaria et aux intempéries de tout genre. Si une réponse d’urgence n’est pas mis à leur disposition, les personnes affectées pas cette crise humanitaire se verront succombées.