mercredi 11 avril 2018

Edito : La mort d’un prêtre vaut mille voix,...



Alors à l’entrée du sanctuaire d’adoration, des pleures commencent dès ce lundi soir. On entend, saisi, les pleures puissantes que constituent durant quelques instants la représentation des clergés et laïques chrétiens ou non oubliant pour l’occasion de quel côté ils viennent. Ils viennent rendre hommage à l’abbé Etienne.
Vers la soirée du dimanche 08 avril dernier, le diocèse de Goma pleure son jeune prêtre, l’abbé Etienne Nsengiyumva, curé de la paroisse Saint Barthelemy de Kitsanga. Il n’avait que 5ans de vie de sacerdoce. Sa mort est survenue ce jour alors qu’il revenait d’une célébration de la messe nuptiale en succursale de Tchahemba, entre la cité de kitshanga et celle de Mwesso en territoire de Masisi à l’Ouest de la ville de Goma. Une mort inopinée. Mais qui cache beaucoup de réalités. Il est un unième prêtre tué dans ce contré. Dans les mêmes conditions et presque même circonstances. Par fusillade. Que peut-il vraiment être à la base de  toutes ces tueries des prêtres dans cette zone ? Qu’ont déjà fait les prélats catholiques du diocèse de Goma pour palier  à toutes ces tueries ? (une dizaine). Les autorités politiques et les chrétiens ? Du coté des prélats l’on peut remarquer un silence de Dieu. Parfois ils jurent par la miséricorde car le plus souvent des assaillants de ces meurtres sont bien identifiés mais une fois à la prison ils sont libérés.
Que caches-ton aux chrétiens du diocèse de Goma?
Masisi est l’un des territoires avec des conflits interethniques. En février 2015, un autre jeune prêtre avec seulement une année de sacerdoce a succombé dans les mêmes conditions à Mwesso. Visé aussi par des groupes armés dit : « Non identifiés ». Pourtant bien connues par les siens. A l’origine sa mort est due au fait que  le curé de l’époque aurait limogé certaines personnes à la carrière enseignante. Cela a directement semé de la haine en certaines personnes. Le curé aurait subi des menaces de mort jusqu’à prendre fuite de sa paroisse pour se réfugier à Goma. L’évêque du diocèse de Goma Msgr Théophile Kaboyi et son conseil chargé de nommé les prêtres étaient tous saisi de cette affaire. Mais aucune solution n’était pas envisagée par ces derniers. Le jour choisi par les assaillants étant arrivé, la cible qui était le curé n’était pas là. Arrivé presbytère ils ont directement tiré sur l’abbé Jean-Paul Kyalembera alors qu’il était en train de fermer l’église et la sacristie. Au lendemain de ses obsèques, ce sont des discours élogieux qui s’en n’ont suivi. Sans pour autant faire allusion aux circonstances dans lesquelles, il est mort. Des voix en pleure sont entendus de partout. Que de la cité de sa famille biologique, de ses confrères prêtres et même de ses amis. Qu’en est-il du procès de ses assaillants ? Une fois en prison  de Munzenze, ils sont libérés par la suite.
De la douleur au cœur…
Des vies humaines sont parties, des talents,…se trouvent maintenant entre les mains du Seigneur. De la douleur, du chagrin, remplis non seulement dans le cœur de ses confrères prêtres, amis, plus encore de ceux de sa famille, de ceux qui l’aime et ceux qui l’on aimé, de ceux qui l’ont côtoyé. Il n’est plus. Ne mélangeons pas tout. Ce qui n’a pas été révélé aux chrétiens et au public, ce qu’en territoire de Masisi, à l’Ouest de la ville de Goma,  il y a une multitude des groupes armés. Ces derniers doivent être bien gérés pour ne pas entamer une guerre fratricide. Pour ce faire, les prêtres dans ce coin sont considérés comme des artisans de la paix. Et ils doivent à ce que tous ses groupes armés puissent être gérer au même pied d’égalité. Ce qui n’a pas été fait par l’abbé Etienne, étant aussi curé et dont la charge revient. Il a favorisé une partie des groupes armés au détriment des autres. Par là on peut se demander maintenant pourquoi personne ne peut récupérer l’abbé Etienne. Le discours de l’évêque de Goma au sanctuaire d’adoration évoque la revanche. Une revanche de la plainte contre l’inconnu. Il ne suffit pas de cela. Et pourquoi ne pas alors chercher au sein de son conseil de nomination la cause de tous ces meurtres ? Lui et son conseil sont les seuls à pouvoir trouver des réponses à cette question.  Des discours élogieux s’en sont suivis. Celui du vice-gouverneur nomma l’abbé Etienne d’un artisan de la paix. Il ne pas évident d’organiser les obsèques digne de son nom et juré par la miséricorde. Que justice soit faites et triomphe la liberté. « C’est dans l’homme intérieur qu’habite la vérité. » écrivait le feu Pape Jean-Paul II.

lundi 12 février 2018

Guillaume Bisimwa : « La cinquième édition du festival amani a été un succès… »



Commencé depuis vendredi 09 février, le festival amani a connu un très grands succès selon son directeur  général Guillaume Bisimwa. Un succès qu’il attribue à tous ses partenaires et volontaires au sein de celui-ci. Devant la presse ce lundi il dresse un bilan plutot positif.
Guillaume,directeur généraldu festival amani,dresse un bilan positif

« Nous sommes content de vous annoncer la réussite de cette 5è édition du festival amani. Il est évident que sans vous (la presse) et nos collaborateurs on n’aurait pas eu la réussite que nous avons eu ces trois derniers jours. C’est fus un très grand succès par rapport aux activités y organisé. Par exemple l’EKIDEN qui a commencé le dimanche 4 février avec la présence de 536 coureurs parmi eux les athlètes  venus du Rwanda et de Minova. Nous sommes en train de réfléchir pour rendre cette activité très vivante… » a fait savoir ce lundi 12 février devant la presse Guillaume, le directeur du festival en précisant que l’entreprenariat est un aspect très capital du festival ayant pour objectif de valoriser la vie socio-économique de la population et surtout de la jeunesse de la ville de Goma. Pour cette édition il faut noter que 67 business plans ont été déposés et par la suite après sélection dix entrepreneurs ont été retenus. Ces dix ont suivi plusieurs formations chez Kivu entrepreneurs, une maison de formation en entreprenariat en province.  Partant de ces formations, ces dix entrepreneurs ont présenté leurs speechs devant un public le jeudi 08 février dans la grande salle de l’Hôtel Ihusi.  Les quatre entreprises retenues sont les suivants : SACPA entreprise, Kivu Green, Goma Bio et Kivu kuku. Toutes ces entreprise ont eu un prix de Deux mille cinq cent dollars américains chacune pour débuter avec cette aventure entrepreneuriale.
Il sied de préciser que plusieurs espaces dont l’espace humanitaire, que l’on dénomme par « Kwa kesho Bora » et un espace association où environ quatre-vingt-quatre associations et ONG ont pris part. L’objectif des espaces c’est échanger avec la population et les festivaliers sur plusieurs thématiques sur la vie, la santé, l’environnement, l’éducation…
Sur le plan général, pour la première journée le festival a fait un back out de 12 mille festivaliers, la deuxième journée 10500 et la troisième un carton de 13 mille festivaliers.

Pour rappel, comme les éditions précédentes la 5è édition n’a pas encaissé de dettes. Et sa prévision budgétaire s’élève à trois cent cinquante mille dollars américains. Le plaisir reste à renouvelé l’année prochaine…à chacun et chacune de s’y préparer.


samedi 10 février 2018

Zao, une légende du festival amani



Casimir Zoba,dit Zaodevant lapresse après sa prestation 
Il est 16h30’ heure locale que le musicien congolais (République du Congo) arrive à la scène du festival amani ce samedi 10 février dédié à Djoo Paluku, cet artiste et volontaire de ce dernier tué gentiment par un policier incontrôlé lors de l’édition passée. Habillé en chemise blanche et pantalon blanc pour vouloir faire valoir son slogan qui est celui « de la paix et de la non-violence ».
De son vrai nom, Casimir Zoba ; né en 1953 à Goma Tsé-Tsé, Zao dit avoir venir pour une deuxième fois  à cette fête culturelle de la région des grands-lacs parce qu’il est né aussi à Goma. « C’est tout à fait normal que je revienne à Goma car moi-même suis né à Goma. Je suis venu partager avec les gars et aux fils de Goma tout ce que j’ai dans la gibecière pour réintègre ce message de la paix » (Rires…). Ce qui est important c’est la paix insiste-il en prouvant que même dès son entrée sur scène il a senti que le public a besoin de la paix, rien que la paix. « Même si on ne mange pas bien, l’important c’est d’avoir la paix » lance-t-il.
Comme à l’accoutumée, zao a fait danser un public enthousiasmé et très content de le revoir pour une seconde fois, par sa chanson dénommée « Moustique ». Parmi d’autres chanson chantée  par cet ancien combattant ; on peut citez : Eve, soulard…
Par ailleurs, Serge un de festivalier alors qu’il dansait quand Zao prestait ; a révélé que c’est son musicien préféré et qu’il est content de le revoir une fois pour le festival.

Je viens au festival parce que je n’ai pas peur…
Goma étant une ville touristique et géographiquement stratégique, Zao, lui est venu parce qu’il n’a pas peur.
 « Vous avez Goma, géographiquement c’est un endroit très dangereux de la terre, ça je  suis conscient. Je suis obligé de revenir ici parce que je n’ai pas peur. D’ailleurs quand je prends mon avion, les amis me disent le plus souvent Non Non, ne va pas là-bas tu vas te faire tuer. Je leur dit que mes amis tout homme va mourir car la mort n’as pas de signification, c’est aussi le pourquoi je chante « Corbillard ». Ainsi Zao a révélé son secret de chanter malgré son âge qui parait être très avancé aux yeux de ses mélomanes «  Mon secret c’est tout simple parce que j’aime rire et faire rire… ». Répondant à une de question des journalistes de vouloir savoir pourquoi il est partisan de la paix et aime chanter la paix en tenue militaire ? Dans son voix d’homme, il répond gentiment que c’est un ancien combattant qui est venu en lui pour lui dire que la guerre ce n’est pas bon et pour mieux le dire il faut porter cette tenue-là, si j’étais en civil peut-être ça ne pouvait pas bien rentrer car même les enfants savent que non celui-là c’est un militaire, ça fait plaisir…mais ce pas pour  faire peur.
Enfin, zao pense qu’il faut laisser le temps au temps pour avoir la paix. Il ne s’agit pas d’aller si vite pour se perdre de vue, car pour lui « vivre ensemble c’est merveilleux ».
Zao sur scène ce samdei 10 février

vendredi 9 février 2018

La Rumba Congoalise, un style de musique immortalise la 5ème édition du Festival Amani


La paix ne doit pas être vue seulement en termes de présence de guerre. C’est pourquoi certaines valeurs doivent être observées pour qu’elle soit effective. Il s’agit des valeurs de paix, de développement et de cohésion sociale. C’est pour cela que la Rumba congolaise a été choisie. Ainsi la 5è édition du festival veut faire retour aux valeurs traditionnelles afin de promouvoir la culture congolaise dans la région des grand-lacs.
Le pannel composé de Guillaume,Absoulamane, Yoka et la Wallonie

La cinquième édition du festival amani à Goma qui a débuté ce vendredi  09 février dans l’enceinte de l’Institut Mwanga, connu sous le nom du collège Mwanga a été qualifiée du  festival de "rencontre des valeurs" par Yoka Lye, directeur général de l’Institut national des Arts de la Rumba Congolaise. C’était lors d’une conférence de presse animée ce jour pour cette fin notamment par Guillaume Bisimwa, Abdoulamane Diallon, Yoka Lye, respectivement Directeur général du festival amani, représentant de l’UNESCO et Directeur de l’institut national des arts et la Wallonie Bruxelles. Pour le directeur Yoka Lye la convention de 2003 consacre la promotion du patrimoine culturel immatériel et c’est sur les valeurs de paix, de développement et de la cohésion sociale que nous avons choisi la  Roumba  congolaise.  Celle-ci elle est  non seulement riche en termes de contenu mais surtout riche en termes d’histoire.  La Rumba congolaise ne s’étale pas sur la popularité. Il n’y a pas un art là-dessus mais c’est un élément de vecteur de cohésion. Par ailleurs, Abdou lamane Diallo, représentant de l’UNESCO, lui, trouve que le festival amani est le plus important de la région en ce sens qu’il fait participer les jeunes et les artistes pour promouvoir les valeurs du souci de l’intégration régionale,  de la culture et de la paix ainsi que l’entreprenariat auprès de cette jeunesse.  S’agissant de la thématique de la Rumba Guillaume Bisimwa estime que c’est plus important à faire revivre la culture de la Rumba et dont certains musiciens comme Ferre Gola DJ Couleur…étaient choisi parmi tant d’autres pour faire vibrer au rythme de la Rumba Congolaise.

D’où vient la Rumba Congolaise ?
La Rumba est partie de l’Afrique au niveau du Bassin du Congo lors de la traite négrière et qu’elle est allé aux Amérique notamment en Amérique central et sur l’ile de Cuba. La Rumba s’est enrichie, s’est complexifier mais elle nous est revenue au 19é Siècle sous diverses formes plutôt commercial. L’Histoire de la Rumba est un aller et retour permanent. Les valeurs retrouvées dans la Rumba Congolaise sont les valeurs d’universalisation et de la quête identitaire. Dès que l’inscription au patrimoine de l’humanité de la Rumba sera effective, c’est à ce moment-là que tout va commencer. Il s’agit de prendre les bonnes pratique de la Rumba entre autre l’éducation, l’état d’esprit de la passion de vivre.