lundi 26 août 2019

RDC : Edito ; Un gouvernement des inconnus

Le Président Fatshi et son 1er Ministre Ilunga


A l’aube de ce 26 aout, la République Démocratique du Congo a connu les noms composant le tout premier gouvernement  sous le règne du président Félix Tshisekedi. Cela intervient sept mois après un long chemin de croix. En tout il est composé de 66 membres, normal pour un pays continent, envoi de développement et ayant connu sa toute première alternance au sommet de l’Etat. Une fois depuis son histoire le gouvernement connait des noms non encore usuels dans la sphère politique Congolais comme c’était le cas sous le règne de Joseph Kabila, alors sénateur à vie.
Ce gouvernement serait-il à mesure de se mettre dans la peau du programme du président Félix ? Oui pour certains et encore Non pour d’autres malgré la coalition FCC (Front Commun pour le Congo) et Cash (Cap pour le Changement) car durant les tractations lors de la formation de celui-ci on n’a pas cessé de voir l’ancien président en entretien avec Félix. Et selon les indiscrétions, la veille de la nomination ils se sont vus… Chose qui empire d’avantages de doute au sein du public qui espèrent à un changement sous Félix. Point n’est plus besoin de revenir sur leurs noms car on risquerait d’observer  à des remaniements si une fois un ministre n’accompli pas la volonté du Chef de l’Etat, comme nous l’observons ce dernier temps en France. Donc, aux nouveaux ministres, le travail s’annonce dur compte tenu  des besoins et des ententes de la population congolaise longtemps souffert et d’autres meurtries par des guerres. Dans ce gouvernement il n’y a que des noms inconnus mais aussi de grand nom absent de l’ancien gouvernement. Peut-on anticiper de dire qu’une autre histoire s’écrie en République Démocratique du Congo ? Un cap vers un changement comme l’indique le nom de la coalition qui a porté Félix Tshisekedi au pouvoir ? Wait and see, disent les Anglais…
Dorénavant, nos sincères félicitations et plein succès dans l’accomplissement de leurs taches aux nouveaux ministres et vice-ministres et surtout ceux de la province du Nord-Kivu afin que ceux-ci viennent  apporter de changement dans le quotidien du  congolais. Hélas ! Le peuple vous voit chers ministres et vice-ministres !

lundi 21 janvier 2019

Edito ; RDC : Une longue marche, prend forme

Félix Tshisekedi, président de la RDCongo


Ouf ! Le processus a été incroyablement long, couteux, parfois chaotique, marqué par le doute et les rebondissements divers mais il a finalement abouti sous la patience du peuple congolais qui attend l’amélioration des conditions sociaux-économiques.
A Kinshasa, la Cour constitutionnelle n’a tenue aucun compte de la recommandation émanant de plusieurs pays membres de l’Union africaine, qui avaient souhaité que soit « suspendue » la proclamation des résultats finaux des élections du 30 décembre dernier. Pourtant  dans la nuit de samedi à dimanche, les cinq juges ont rendus l’arrêt. Rejetant le recours déposé par Martin Fayulu, ils ont confirmé que Félix Tshisekedi ayant obtenu 38% des voix, était bien le vainqueur du scrutin et qu’il est donc le futur président de la République Démocratique du Congo. A 55 ans, le fils du feu opposant Etienne Tshisekedi, décédé voici deux ans, réalise le rêve de son père. Il mettra en œuvre la première transmission pacifique du pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1960.  Il l’obtient la satisfaction sur le principe de l’alternance de l’accession d’un opposant à la présidence, les Congolais auraient ainsi accepté l’élection de Félix Tshisekedi, sans se mobiliser de plus pour Martin Fayulu. Ce dernier n’était pas à mesure de défier les stratagèmes de Joseph Kabila, président sortant, alors que prétendu favori. Il était aussi opposé aux élections et à la machine à voter, sans toutefois être soutenu par un parti politique bien implanté. Appuyé par ses sponsors étrangers, il avait surtout symbolisé la radicalité de l’opposition au système de Kabila.
D’aucuns présentent d’ors et déjà Félix Tshisekedi comme l’otage de Joseph Kabila, sénateur à vie, à la tête d’une coalition politique qui dominera l’Assemblée nationale. Cette hypothèse n’est évidemment pas à écarter mais tous ceux qui n’avaient pas vu Félix arriver doivent se souvenir que la tortue, sous sa carapace, sait elle aussi où elle veut aller et que la cohabitation peut être le meilleur moyen de conjurer la guerre. S’il n’as pas d’expérience directe du pouvoir, Félix fut en tout cas été un témoin privilégié du combat de son père, de son travail mais aussi de ses foucades et de ses échecs.
Calme, posé, doté d’un  solide bon sens et d’un parlé clair, le fils ainé en impose par sa carrure et, à plusieurs reprises durant la campagne comme le jour des élections, nous l’avons vu tenir des propos empreints de modération, qu’il s’agisse de la machine à voter ou du report momentané du scrutin. Alors que le lièvre Fayulu courait vite, parlait beaucoup et soulevait les foules à travers le pays, Félix, en compagnie de Vital Kamerhe son directeur de campagne, efficace et expérimenté, enchaînait les meetings sans être autrement inquiété, manifestant une inébranlable confiance en soi. Dans les cénacles certes, on se gausse encore du manque de diplômes de Félix, considérant que cette fragilité pourrait affaiblir sa position politique, même si les certificats attestant de son expérience professionnelle, entre autres à la Poste sont eux bien réels, on souligne son absence d’emprise sur les services de sécurité, sur l’armée et la police, sans parler d’une possible ignorance des grands enjeux économiques et du secteur des Finances. Cependant, sur le long terme, le véritable défi est ailleurs. Un seul point a fait l’unanimité des électeurs, c’est l’espoir d’un changement. L’exigence d’un pays plus juste, plus beau qu’avant, plus social, moins miné par l’arrogance et la corruption, moins menacé par la violence. Un pays où la diaspora pourra revenir, un pays qui sera envié par ses voisins où les enfants pourront grandir en paix sans être inquiet et où tout le monde, enfin, pourra profiter des ressources et préparer une vie meilleure. C’est à cette aune là que sera jugé le fils d’Etienne Tshisekedi. Pas le qualifié sur ses 100 jours au pouvoir.




mardi 4 décembre 2018

Une fois élu, le CACH priorise la stabilisation du Nord-Kivu


Les deux leaders  Félix et Vital du cap pour le changement « CACH » ont foulés leur pied dans la ville de Goma ce mardi 04 décembre. Une ville choisie afin de débuter leur campagne électorale signe de se préoccuper des souffrances de la population de cette partie du pays longtemps meurtrie. Devant une foule curieuse, ils ont donné les retombés des accords de Genève dont ils se sont retirés avant de donner leur programme une fois élu.
FatshiVit à Goma

C’est vers 13h, heure de Goma que l’avion qui porte ses deux leaders de l’opposition atterrit sur le tarmac de l’aéroport international de Goma. Là leurs militants sont au rendez-vous pour les accueillir alors qu’il pleuvine. Mais malgré la pluie ses militants sont restés fidèles au rendez-vous. Une fois sortie de l’avion une caravane motorisées s’en ai suivi avec comme  point de chute le stade Afia où doit se tenir le meeting et le lancement officiel de la campagne au Nord-Kivu. Une fois au stade, Vital Kamerhe porte parole de la campagne de Félix, toujours dans  son style en s’adressant  aux gens a commencé par une animation comme s’il se trouvait dans une cérémonie de mariage. Mais a-t-il ajouté qu’ils sont venu commencer leur campagne à l’Est parce qu’ils connaissent ce que traverse la population de l’Est et surtout celle de la ville de Beni où l’on tue les gens comme pas possible. Une façon pour eux de participer à cette souffrance. Pourtant on peut y voir une manière d’avoir l’adhésion de cette population. Étant donné qu’aux deux prochaines élections passées, Kamhere a lui seul remplissait ce stade par une foule immense mais avec les deux partis, c’est-à-dire l’UDPS et l’UNC la foule n’était pas au rendez-vous.  Pourquoi alors ce geste de la population ? Ce geste s’explique par la maturité politique de la population. Mais une chose à signaler ce que les deux leaders ne se sont pas vexer dans les injures comme l’a fait la coordination provinciale du FCC (Front Commun pour le Congo) lors de son meeting de lancement de la campagne en province le mercredi 28 novembre dernier.
Ainsi, Kamerhe le président de l’UNC et directeur de campagne de Fatshi a commencé à appeler les partisans à un esprit patriotique en ce terme : « Chers compatriote si je commence souvent mes campagnes électorales ici à Goma c’est parce que j’aime cette ville, parce que je connais les souffrances de Goma et du Grand Nord.  Et ce que nous voulons terminer en premier lieu c’est l’insécurité et instaurer dans un premier temps notre quartier général au Grand Nord car la population meurt  comme des animaux ». Et pour rassurer ses militants il a d’abord narré l’histoire de ce qui s’est passé à Genève lors de la réunion des opposants où ils devront se chercher un candidat commun mais divisé à ce point. Selon lui ce qu’il a dit c’est cela la vérité. Ce désaccord les a conduit à retirer leurs signatures et aller se rallier à Nairobi où ils ont fait sortit une plate forme le ‘Camp du Changement’’ « CACH ».
Par ailleurs prenant la parole, Félix  candidat à la magistrature suprême du CACH à estimer qu’ils seront toujours à l’écoute du peuple. Et leur priorité sera la paix et la sécurité au Nord-Kivu. « Toute ces atrocités que nous voyons à Beni, tous ses massacres nous allons les éradiquer. Nous irons voir nos voisins et nous essayerons de trouver un terrain d’attente car  une vie de congolais qui s’en va c’est trop… » a-t-il ainsi insisté d’une voix rythmée et en douceur.

Un programme pour la défense de la patrie
Une fois élu et ayant renfloué les richesses de l’Etat, ce candidat dit qu’il est à mesure de créer un service à la patrie, c’est-à-dire créer de centre de réinsertion ou de spécialisation des jeunes une fois terminer les études secondaires dans divers domaines de la vie pour un service civil. Cela les permettra à défendre leur patrie et à l’aimer. Concernant la région, Félix ne veut pas des conflits au sein de ces derniers, sur ce, il trouvera un terrain d’attente pour vivre en paix avec tout les voisins. Et aux jeunes d’offrir des business pour une autonomisation.
Pour concrétiser ce projet, il faut la réconciliation nationale, a-t-il rassuré. Pour autant Félix humourise en fustigeant le comportement de certains Congolais qui se battent parce qu’ils ne sont pas de la même tribu ou parce qu’ils ne parlent pas le même dialecte. Lui, il doit se battre pour cela car tous nous sommes de la même patrie qui est le Congo, insiste-t-il. Tout en voulant valoriser les métiers des policiers et des soldats. Aussi prendre en charge les enfants orphelins de soldats et leurs enfants orphelins. Tout cela passera par la réhabilitation de l’administration…
Un programme qui  parait convainquant mais qui plane encore des doutes pour sa matérialisation. Cette alliance vécue aujourd’hui en ville de Goma est une alliance de l’expérience et du combat du peuple. De l’expérience car Kamerhe fut le meilleur président de l’assemblée nationale du pays plébiscité par les députés et du combat car le peuple gagne toujours.


mardi 13 novembre 2018

Editorial : L’opposition à nue



Vue sur les opposants congolais, UDPS,UNC et MLC

Depuis la nuit de temps l’opposition congolaise se montre unit médiatiquement. Mais sur la scène politique cela tourne à rond. La réalité vient d’être mise en nue après le refus de certains opposants à soutenir leur candidature commune.
En 2015 où on a vu commencé les pressions contre le maintient au pouvoir de Joseph Kabila. L’opposition ne cesse de pousser ses militants dans la rue pour lui refuser un troisième penalty comme elle a souvent l’habitude de le prôner. A l’allure où vont les choses, cette opposition n’est pas soudée. Tout simplement parce que chacun veut être publicité, chacun veut être le cacique des autres. Ce sont les intérêts privés qui sont mis en avant au détriment de l’intérêt suprême de la nation.
 Au lendemain des accords de la Saint Sylvestre qui constitue même l’épicentre pour faire arriver le pays aux élections apaisées et crédibles, ces derniers auraient été boycottés par le pouvoir en place sur certains points car ayant remarqué que dans  cette opposition chacun chercher à avoir son positionnement en intégrant le gouvernement.
Alors que le doute planait sur la représentation de Kabila pour un troisième mandat, l’opposition congolaise restée dans les discours médiatiques. Une fois le dauphin de la majorité sortie, c’est fut un ouf de soulagement du coté de l’opposition. Mais qu’en est-il de leur dauphin ? La fumée blanche est devenue noire  ce 12 novembre après le refus de certains opposants à soutenir leur candidat commun alors que  le commun de mortel l’attendait à bras ouverts. Que s’est-il réellement passé ? Rien du tout. Juste un désaccord de l’opposition à faire sortir un candidat commun. Pour autant, ce candidat devrait au moins selon la géopolitique de la RD Congo avoir une majorité au sein de la population congolaise. Le choix est tombé sur Martin Fayulu, un opposant contre la machine à voter qu’à déjà imposer le pouvoir en place. Pourtant ce choix est contesté par ces mêmes opposants au  nom des intérêts privés dont Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe. Pour cause leurs militants ne les ont pas envoyés pour aller signer cet accord avec ce candidat. En effet, compte tenu du mode de scrutin en RD Congo et de la machine à voter, automatiquement avec ce refus de certains opposants à soutenir leur candidature commune, le candidat commun du FCC E.Shadary est élu président. Et cinq ans de plus l’opposition reste encore dans le débat médiatique…